Pourquoi réaliser l’isolation thermique et phonique du sol ?

L’isolation du sol est une étape importante dans un projet de performance énergétique. Bien que les déperditions de chaleur aient tendance à se faire essentiellement au niveau du toit ou des murs, le sol peut représenter jusqu’à 10% des pertes thermiques. Suffisamment donc pour ne pas négliger cette partie du bâti. De plus, soumis aux vibrations extérieurs, un sol bien isolé avec des matériaux adéquates, est un véritable plus pour l’isolation phonique de votre habitat. L’enjeu est donc double, avec à la clé un gain d’énergie et de confort. (Visuel Quentin 1)

Isolation du sol : confort thermique et acoustique

a)       Isolation thermique du sol

Dans un projet de performance énergétique l’isolation thermique du sol vient compléter celle du toit et des murs. En moyenne moins chère que ces dernières, l’isolation du plancher permet un retour sur investissement rapide. Elle contribue à éviter les déperditions énergétiques, et vient diminuer la sensation de « sol froid » qui s’avère plutôt désagréable.

b)      Isolation phonique du sol

On distingue différents types de nuisances sonores. Celles-ci viennent se ranger dans deux catégories principales qu’il faut bien distinguer afin d’adapter les matériaux et les techniques de poses.

  1. Bruits d’impact :

Comme son nom l’indique, le bruit d’impact est dû à la vibration de la structure du bâtiment engendrée par un choc. Ces nuisances peuvent être le fruit d’une activité humaine (pas, déplacement d’objet) ou d’équipements, collectifs ou individuels, (électro-ménager, ventilation).

  1. Bruits aériens :

A la différence des bruits d’impact, les bruits aériens proviennent de sources n’étant pas en contact avec la structure du bâtiment. Leur propagation se fait par vibration de l’air. On distingue les bruits aériens intérieurs (conversations, télévision) et extérieurs (trafic routier). (Visuel Quentin 2)

 

Les différents procédés et matériaux pour l'isolation du sol

L’isolation du sol peut se faire de différentes façons. Des techniques aux matériaux utilisés, le choix s’effectue en fonction des éléments suivants :

-          La structure du bâti (le sol se trouve au-dessus d’un vide sanitaire, une cave, un terre-plein)

-          Le revêtement (lourd ou léger, carrelage, parquet)

-          La performance souhaitée

-          Le budget alloué

Après avoir considéré l’ensemble de ces facteurs, plusieurs techniques sont envisageables :

Techniques d’isolation thermique du sol :

 

Le sol se trouve au-dessus d’un vide sanitaire accessible -> isolation du sol par dessous

On appelle « vide sanitaire » l’espace qui sépare le sol de la terre. En général il s’agit de 30 à 60 cm d’espace situé entre le plancher et la terre. Ce vide permet déjà d’isoler le sol de la terre, et d’éviter les écoulements d’eau.

Si cet espace est accessible on pourra alors isoler directement au-dessus du vide sanitaire. Ceci s’applique également lorsque le sol se trouve au-dessus d’une cave ou d’un garage. Quelle qu’elle soit, attention cependant à bien le ventiler cette partie en sous-sol, afin d’empêcher l’humidité de s’y développer.

Le sol se trouve au-dessus d’un terre-plein -> isolation du sol par-dessus

Lorsque le sol repose immédiatement sur la terre, et qu’il n’est donc pas possible d’isoler par dessous, on peut avoir recourt à une des techniques d’isolation par-dessus :

  1. Isolation sous dalle flottante (TMS)

L’isolation sous dalle flottante grâce aux panneaux TMS consiste en une couche de mousse de polyuréthane (PU) sans HCFC ni HFC, qui joue le rôle d’isolant, et qui est imbriquée entre parement multicouche. Très efficace et simple à mettre en place, cette solution présente cependant un inconvénient, commun aux autres solutions d’isolation par l’intérieur : elle est encombrante et augmente la hauteur du sol.

  1. Isolation entre dalle béton ou chevron et parement de répartition

Cette technique consiste à poser des panneaux rigides d’isolants entre la dalle béton (ou les chevrons du plancher) et le parement de répartition. Pour une bonne étanchéité du bâtiment il est important d’installer un pare-vapeur sous l’isolant.

  1. Ouate de cellulose insufflée

Lorsqu’on ne peut isoler par-dessous, et que le plancher est déjà en place, il est possible d’insuffler la ouate. Cela garantit une présence homogène de l’isolant en vrac qui se répand dans les moindres recoins et évite les ponts thermiques.

 

Techniques d’isolation phonique du sol :

Plusieurs matériaux peuvent compléter l’isolant thermique afin d’apporter un confort phonique. Certains combinent même d’excellentes propriétés dans les deux domaines.(Visuel Quentin 3)

Lutter contre les bruits d’impact :

 

-          Le Fermacell sol :

Il complète très bien la fibre de bois en panneau utilisée pour l’isolation thermique du sol. La combinaison des deux est idéale pour des petites surfaces en carrelage, telles que salle de bain ou cuisine. Le femarcell sol permet de recréer un sol et de poser le parement de finition (carrelage, parquet) par-dessus.

 

-          Liège en panneau ou fibre de bois M140 (épaisseur 20mm) :

Evoqué précédemment au sujet de l’isolation thermique, les panneaux de liège et de fibre de bois ont également d’excellentes propriétés acoustiques en plus de leur performance thermique.

 

-          Semelle liège sur lambourdes :

D’épaisseur de 2 ou 4 mm le liège permet d’amortir les bruits d’impact. Un autre isolant, en vrac, panneau semi rigide, ou rouleau, devra ensuite être intercalé entre les lambourdes et le parquet pour garantir une isolation complète.

 

-          Kronotherm sound :

Panneau isolant à base de fibre de bois, le Kronotherm Sound a un comportement élastique qui en fait un excellent isolant acoustique très efficace contre les bruits d’impact. Economique et léger les panneaux sont faciles à découper et installer, iédal pour un parquet flottant ou un sol stratifié.

 

Lutter contre les bruits aériens :

 

-          La ouate de cellulose :

Soufflée, insufflée, ou en panneau, la ouate de cellulose présente d’excellentes propriétés acoustiques, notamment en cas de bruits aériens.

 

-          Le liège :

Egalement évoqué comme isolant thermique, et acoustique pour les bruits d’impact, le liège peut s’avérer aussi très intéressant pour lutter contre les bruits aériens. Pour cet usage, c’est en vrac, soufflé entre lambourdes qu’il est le plus efficace, à l’instar de la ouate de cellulose.

 

Quels sont les incitatifs financiers pour réaliser l'isolation des sols et planchers ?

En faisant réaliser vos travaux par des professionnels RGE (Reconnus Garants de l’Environnement) vous pouvez profiter de subventions de l’état pour vous aider dans vos travaux de rénovation énergétique.  (Visuel Quentin 4)

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