Pourquoi bien ventiler son logement ?

Le renouvellement de l’air est un enjeu important dans la construction des bâtiments, d’autant plus en recherche de performance énergétique. Pour la santé et le confort des occupants de l’habitat, mais également pour la pérennité de la construction, l’air intérieur doit être régulièrement changé. (visuel Quentin 1)

L’humidité de l’air intérieur dégrade le bâtiment

L’activité d’un logement produit beaucoup de vapeur d’eau. Rien qu’en respirant, l’homme dégage de l’humidité dans l’air qu’il expire. Ainsi, on estime qu’une famille de 4 personnes dégage l’équivalent de 12 litres d’eau chaque jour. Et ce n’est pas tout, puisqu’à cela s’ajoute l’humidité émise par les tâches quotidiennes (douche, cuisson, etc…) (visuel Quentin 2)

Il est donc important d’évacuer cette eau présente dans l’air de votre logement si vous ne voulez pas vous confronter à quelques petits problèmes qui peuvent devenir plus graves avec le temps. Outre la santé qui peut être affectée par un air vicié mal renouvelé, la structure de votre bâtiment va aussi en souffrir et s’en trouver dégradée.

La conséquence directe de la présence d’eau mal évacuée dans l’air est le phénomène de condensation au contact de parois froides. Cela a pour conséquence d’abimer les parois (l’isolant se dégrade, les boiseries s’abiment, le papier peint se décolle, la peinture s’écaille, etc…) et de favoriser l’apparition de moisissures qui peuvent engendrer des ponts thermiques.

Mais l’humidité n’est pas la seule à devoir être évacuée et à causer des problèmes aux logements et à leurs habitants. Une mauvaise ventilation peut causer bien d’autres effets néfastes.

L’air intérieur est encore plus pollué que l’air extérieur

L’air que nous respirons influe directement sur notre santé. Certaines grandes villes n’hésitent pas lors de pics de pollution à inciter leurs habitants à la prudence, en diminuant par exemple leurs activités physiques et en évitant de sortir. Pourtant, l’air intérieur des bâtiments, où nous passons en moyenne 80% de notre temps (dont 60% à notre domicile), est parfois encore plus pollué que l’air extérieur. (visuel Quentin 3)

Consultez le guide de la pollution de l’air intérieur du gouvernement : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_Guide_Pollution_Air_interieur_0409.pdf

Les polluants qui viennent altérer la qualité de l’air intérieur et leur source sont diverses :

-          Le tabac : Fumer à l’intérieur est extrêmement polluant, pour les fumeurs mais également pour les non-fumeurs. La fumée a tendance à rester présente dans l’air et ses composants à se fixer aux tissus (rideaux, moquettes) ce qui les rend nocif sur la durée. (Visuel Quentin 4)

-          Le radon : Présent dans certaines régions de France, ce gaz d’origine naturelle radioactif est très dangereux. Si la quantité de Radon présente dans votre logement est trop élevée, ventiler ne suffira alors plus et il pourra être nécessaire d’effectuer des travaux plus importants.

-          Le monoxyde de carbone : Issu des appareils utilisant du combustible, le monoxyde de carbone est un gaz particulièrement dangereux, car invisible et inodore. Il requiert une utilisation adaptée des appareils de chauffage concernés.

-          Les produits de décoration et travaux : Peintures, colles, solvants et bien d’autres produits utilisés lors de certains petits travaux peuvent s’avérer toxiques pendant mais également après leur utilisation.

-          Les produits d’entretien : Aérosols, produits ménagers, produits d’hygiène, etc. contiennent des substances chimiques qui présentent des risques pour la santé si elles ne sont pas correctement évacuées.

-          Allergènes et poussières : Les poils d’animaux, les acariens qui se développent dans les tissus, la poussière qui s’accumule à certains endroits sont autant de gênes potentielles pour votre système respiratoire. L’aspiration régulière du logement est une solution pour lutter contre.

Ventiler pour renouveler l’air et éviter les déperditions thermiques

Dans un souci d’économie d’énergie grandissant, les bâtiments sont de mieux en mieux isolés et empêchent l’air de s’échapper. Pour éviter la pollution de cet air, que nous respirons quotidiennement, et son humidification, qui dégrade le bâtiment, il faut le renouveler : extraire l’air vicié du bâtiment, apporter un air neuf.

Aérer 10 minute chaque jour

Simple à mettre en place, aérer en ouvrant ses fenêtres ne serait-ce que 10 minutes par jours suffit à renouveler l’air intérieur. Cependant cette technique présente certains inconvénients :  

-          L’air extérieur peut être parfois également très pollué, notamment dans les villes

-          L’ouverture des fenêtres entraine une déperdition de chaleur importante.

Il faut donc trouver un moyen de remplacer l’air vicié par un air sain et à température ambiante qui évitera les pertes d’énergie. Des systèmes de ventilation permettent cela. (Visuel Quentin5)

La ventilation, naturelle ou mécaniquement contrôlée  

Ventiler un logement permet de renouveler l’air de celui-ci en permanence.

La ventilation peut être naturelle, l’air neuf entre dans l’habitat par des entrées et l’air vicié ressort par des sorties (grilles d’aération).

Mais le système de ventilation le plus efficace est la ventilation mécanique contrôlée (VMC). Cet appareil électrique, va renouveler l’air et en réguler les entrées et sorties automatiquement et en continu. Les VMC double-flux permettent même un transfert de calories entre l’air « chaud » qui est évacué du bâtiment, et l’air « froid » qui est filtré et soufflé à l’intérieur (et inversement en été). Ce système permet un confort intérieur optimal et la réalisation d’importantes économies d’énergie.

Consulter notre comparatif des systèmes de ventilation pour plus de détails.

La ventilation, obligation légale :

Si la ventilation d’un bâtiment est nécessaire pour les raisons évoquées précédemment, elle est également obligatoire pour tous les logements construits après 1970, collectifs ou individuels. Chaque logement doit disposer d’une « aération générale et permanente ». L’air doit circuler en entrant par les pièces principales (séjour, chambres, etc.) et sortir par des bouches installées dans les pièces de service (cuisine, salle de bains, etc. ).

Des débits d’extraction réglementaires sont imposés ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000862344 ) :

 

Débits extraits exprimés en m3/h

Nb pièces principales

Cuisine

Salle de bain

Autre salle d'eau

WC

WC multiple

1

75

15

15

15

15

2

90

15

15

15

15

3

105

30

15

15

15

4

120

30

15

30

15

5 et +

135

30

15

30

15

 

Ses débits peuvent être réduits dans le cas d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) simple-flux :

 

Nb pièces principales

1

2

3

4

5

6

7

Débit total minimal en m3/h

35

60

75

90

105

120

135

Débit minimal en cuisine en m3/h

20

30

45

45

45

45

45

 

Dans le cas d’une ventilation hygroréglable, les débits minimums de ventilation sont les suivants :

 

Nb pièces principales

1

2

3

4

5

6

7

Débit total minimal en m3/h

10

10

15

20

25

30

35