La ouate de cellulose est l’isolant biosourcé le plus utilisé en France. Fabriquée à partir de papier recyclé, elle combine un excellent déphasage thermique (8 à 11 h), une très bonne gestion de l’humidité et un bilan carbone fortement négatif. Guide complet pour comprendre ses performances et ses usages.
Composition et fabrication
La ouate de cellulose est produite à partir de papier recyclé (journaux, magazines) broyé en fibres fines. Des adjuvants ignifuges (sels de bore ou acide borique) sont ajoutés pour améliorer sa résistance au feu et aux nuisibles. Elle est commercialisée en vrac à souffler ou en panneaux semi-rigides.
Son bilan carbone est fortement négatif : elle stocke le carbone du papier et nécessite très peu d’énergie à la production. C’est l’isolant biosourcé le plus accessible et le plus distribué en France.
Performances techniques
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Conductivité thermique λ | 0,038 – 0,042 W/(m·K) |
| Déphasage thermique (20 cm) | 8 – 11 heures |
| Densité en soufflage combles | 25 – 35 kg/m² |
| Résistance à la vapeur μ | 1 – 2 (respirant) |
| Classe feu | E (soufflée) – D (panneaux) |
| Certification | ACERMI, AT (Avis Technique) |
Atout clé : la ouate de cellulose est hygrorégulante. Elle absorbe l’humidité en excès et la restitue progressivement, évitant les condensations dans les parois. C’est un avantage majeur dans les maisons à fort taux d’humidité.
Usages et mises en oeuvre
Soufflage en combles perdus : l’usage le plus courant. La ouate est soufflée par machine en une seule intervention, couvrant parfaitement les zones difficiles (autour des solives, des chevrons, des boîtiers électriques). Pas de découpe, pas de chute, pas de pont thermique.
Insufflation dans les murs creux : par des trous de 30 mm percés en façade ou intérieur, la ouate remplit l’espace vide des murs double peau. Technique très efficace pour les maisons à ossature bois ou les vieilles maisons à murs creux.
Panneaux semi-rigides : pour les rampants de toiture et les murs, en pose entre les chevrons ou entre les montants d’ossature.
Ouate de cellulose vs autres biosourcés
| Isolant | λ | Déphasage | Prix /m² (R=5) | Point fort |
|---|---|---|---|---|
| Ouate de cellulose | 0,040 | 8–11 h | 25–55 € | Rapport perf/prix, soufflage |
| Fibre de bois | 0,039 | 10–14 h | 35–75 € | Déphasage maximal |
| Laine de chanvre | 0,040 | 7–10 h | 30–65 € | Hygrorégulant, acoustique |
| Liège expansé | 0,040 | 8–12 h | 50–100 € | Imputrescible, polyvalent |
| Laine de mouton | 0,036 | 7–9 h | 40–80 € | Respirant, naturel |
La ouate de cellulose est éligible aux CEE
Comme tous les isolants, elle est éligible à la prime CEE à condition d’atteindre le R requis avec un professionnel RGE.
Prime CEE isolationQuestions fréquentes
La ouate de cellulose est-elle sûre pour la santé ?
Oui. Les adjuvants ignifuges (sels de bore) sont des minéraux naturels. La ouate ne contient pas de fibres réfractaires, pas de COV, pas de formaldéhyde. C’est l’un des isolants les plus sains pour l’air intérieur. Veillez cependant à bien étanchifier les zones de contact avec les espaces habitable lors du soufflage en combles perdus.
Quelle épaisseur de ouate pour les combles perdus ?
Pour R = 7 (seuil CEE) avec λ = 0,040 : 28 cm. Pour R = 8 (confort optimal) : 32 cm. Le soufflage permet d’atteindre ces épaisseurs facilement en une seule opération.
La ouate se tasse-t-elle avec le temps ?
Oui, un faible tassement est normal (5 à 8 % sur les premières années). C’est pourquoi les installateurs appliquent une épaisseur supplémentaire au soufflage pour compenser. La valeur R certifiée prend ce tassement en compte.
Par Femat · Mis à jour le 22 juin 2026